Bon ça commence certe a dater un peu mais c'est vraiment la base du metal, ça doit être l'un des groupe de métal les plus connu et les plus mythique de tout les temps.
Kiss est un groupe de Glam Metal fondé dans le Queens à New York en 1972 par le guitariste Paul Stanley (de son vrai nom Stanley Eisen né en 1952) et le bassiste Gene Simmons (Chaïm Witz, 1949).
Biographie
Des débuts difficiles
Kiss sur scène en 2004Suite à l'échec de leur premier enregistrement (sous le nom de Wicked Lester, album jamais distribué), Gene et Paul radicalisent leur approche de la musique et de la scène. Rejoints par le batteur Peter Criss (Peter Crisscoula, 1945) et le guitariste Paul "Ace" Frehley (1951),enfant terrible de Bronx, ils décident d'adopter un look particulièrement théâtral et provocateur, dans la lignée d'Alice Cooper. Ils se démarquent par ailleurs avec un maquillage intégral du visage, qui les transforme en véritables super-héros du rock n'roll : Gene est le Démon, Paul l'Enfant des Étoiles, Ace le Guerrier de l'espace et Peter le Chat.
Les premiers pas sont difficiles. Entre les clubs qui refusent ces énergumènes peinturlurés et les groupes qui craignent d'avoir de dangereux outsiders en première partie, le quatuor peine à trouver des engagements. Deux rencontres s'avèrent alors capitales. La première est celle de Bill Aucoin, manager avisé qui est certain de tenir la perle rare. La seconde est celle de Neil Bogart, directeur de Casablanca Records et à la recherche de stars pour son nouveau label. Aucoin convaint Bogart de signer Kiss sur la seule foi d'une démo prometteuse. Le groupe rentre en studio fin 73 et accouche vite d'un premier album éponyme. Y figurent notamment "Strutter", "Cold Gin" et "Deuce". En dépit d'une campagne publicitaire monstre, le disque ne fait qu'une timide entrée dans le Top 100 américain. Le groupe fait sa première apparition à la télévision et joue "Black Diamond". Les critiques descendent le quatuor sans vergogne et lui promettent un sort funeste.
Après une courte série de concerts, Kiss retourne en studio et sort Hotter Than Hell en novembre 1974. Le ton se durcit ("Parasite") mais le succès n'est toujours pas au rendez vous. Le groupe quadrille alors tout le continent en exposant un show riche en couleurs (explosions, guitares en feu, plateformes...) et commence à se forger une base de fans de plus en plus large.
Début 1975, "Dressed To Kill" (n° 37 US) est dans les bacs. Malgré des résultats encourageants, Bogart est au bord de la faillite car les investissements consentis sont très loin d'être compensés. Aucoin décide alors de jouer le tout pour le tout. Constatant que, en dépit de la faiblesse des ventes, le groupe parvient à réunir des foules de plus en plus grandes, il décide d'organiser quelques concerts dans les grandes arènes du pays pour enregister un live. Il va jusqu'à vider son compte personnel pour financer le projet. Pendant l'été, Kiss joue en tête d'affiche devant 12000 spectateurs au Cobo Hall de Detroit.
A la rentrée, "Alive" voit le jour. Tout le monde croise les doigts mais le suspense est de courte durée. 2 semaines après sa sortie(n°9 US), il est disque d'or, devenant rapidement double platine. La mise a triplé depuis.
Kissmania
En quelques semaines, Kiss devient le plus grand des groupes de rock américain. Les fans forment ce qui devient rapidement la "Kiss Army" et se réunissent devant les locaux d'une radio qui refusait de diffuser les disques du groupe. Dans la foulée, la version live de "Rock n' Roll All Nite" entre dans le Top 20 et un merchandising juteux commence à voir le jour. Le groupe obtient la consécration en battant le reccord d'affluence des Beatles au Alamein Stadium.
Il est cependant temps de retourner en studio afin de prouver que le groupe est aussi capable sur scène que sur album. Kiss fait alors appel à un des plus grands producteurs du moment, Bob Ezrin (Pink Floyd, Lou Reed, Alice Cooper...). Ces relations avec Ace Frehley deviennent vite orageuses au point que celui-ci sera remplacé sur plusieurs prises. [[Destroyer]] (n°11 US) voit le jour en avril en 1976 et atteint le statut de disque de platine rien qu'avec les précommandes. Il s'impose globalement comme un grand classique du rock US grâce à des titres comme Detroit Rock City, God Of Thunder et Beth, la ballade chantée par Peter Criss qui se vend à plus d'1 million d'exemplaires. Grâce à cette "sucrerie", le quatuor cesse d'être perçu comme une entité maléfique et voit sa popularité franchir une nouvelle étape.
Après une première tournée en Europe, le groupe balaye une nouvelle fois les Etats-Unis puis retourne derechef en studio, cette fois sous la houlette d'Eddie Kramer ( Jimi Hendrix...). Désirant revenir à la rugosité de ses premiers albums, Kiss s'enferme dans un théatre désaffecté pour les enregistrements. Ce retour à un rock basique n'empêche pas Rock n'Roll Over (n°11 US), sorti en fin d'année, de devenir à son tour double platine.
Le groupe recoit alors alors les honneurs d'une bande dessinée à son nom éditée chez Marvel. Pour en faire la promotion, les musiciens acceptent de donner un peu de leur sang pour l'encre rouge. Ce premier numéro restera la meilleure vente de Marvel pendant 10 ans. Kiss s'envole ensuite pour le Japon, lui aussi secoué par une véritable Kiss mania. En remplissant quatre fois le Budokan de Tokyo, le groupe bat une nouvelle fois un reccord des Beatles.
C'est à cette époque que des tensions internes naissent au sein de la formation. Ace Frehley et Peter Criss supportent de plus en plus mal le coté carriériste de Kiss ainsi que le leadership de Stanley et Simmons sur les compositions. Les deux musiciens connaissent par ailleurs des problèmes de drogue de plus en plus préoccupants.
Malgré celà, Kiss est à nouveau au travail dès les premiers jours de 1977, toujours avec Eddie Kramer. Avec Love Gun (n°4 US), Kiss atteint les sommets et la nouvelle tournée américaine est la plus spectaculaire que le groupe ait connue. Les quatre concerts du Forum de Los Angeles sont enregistrés en vue d'un nouvel album live.
Malgré les protestations de Frehley et Criss, Stanley et Simmons décident d'y ajouter une face studio. Après la sortie de Alive II (n°7 US), il devient évident que seules des vacances prolongées peuvent éviter un split définitif.
Cette absence n'empêche pas les caisses du groupe et de son entreprise de produits dérivés Niocua ( Aucoin à l'envers) de se remplir. D'abord, la compilation "Double Platinum" (n°22 US) occupe le terrain. Ensuite, sans compter une nouvelle B.D Marvel, les objets à l'effigie du groupe (flipper, poupées, tasses...) envahissent le marché. On parle même d'un projet de parc d'attractions.
Afin de calmer les envies de départ de certains, le groupe décide e se lancer dans une entreprise inédite : l'enregistrement des albums solos de chacun des membres du groupe, chacun paraissant sous le nom de Kiss et de façon simultanée. Les quatre disques paraissent en 1978 et connaissent des fortunes diverses.
La palme revient à celui d'Ace Frehley qui est à la fois celui dont la conception a été la moins couteuse et qui reçoit l'accueil le plus favorable. Il béneficie même d'un hit radio avec le titre "New York Groove". Le guitariste pense alors qu'il peut sans problème se lancer en solo et la paire Simmons/Stanley va devoir promettre des concessions pour le retenir. Casablanca se vante d'un total de 5 millions de précommandes pour les quatre disques mais un bon nombre, surtout pour Criss et Simmons seront annulées.
Peu après, le quatuor se retrouve pour le tournage d'un film de série Z, "Kiss meets the Phantom of the Park" ( "Kiss contre les fantômes" en France) qui n'ajoute rien à sa gloire.
Le groupe commence à songer à son retour sur disque alors que la vague disco fait fureur, menaçant les plus solides bastions du hard rock. Simmons et Stanley optent finalement pour le compromis et font appel à Vinnie Poncia, producteur spécialisé dans la musique de discothèque. Idée géniale ou monumentale erreur ? L'avenir n'allait pas tarder à le dire.
Grandeur et décadence
Dès le début des sessions d'enregistrement, l'état de santé de Peter Criss s'avère très préoccupant. Il est finalement remplacé sur presque tous les titres par Anton Fig, un batteur de studio qui avait travaillé avec Frehley. "Dynasty" (n°9 US) sort début 1979 et connaît un succès fulgurant grâce au tube hard/disco "I was made for lovin' you" qui explose à l'échelle mondiale.
Tout semble aller pour le mieux et pourtant le groupe est toujours au bord de l'explosion. La tournée américaine ne rencontre pas la même ferveur que la précédente. Alors que les fans les plus durs boudent le virage commercial du quatuor, les salles se remplissent désormais de jeunes enfants accompagnés de leurs parents. Kiss n'a plus rien à voir avec un groupe de rock et la kissmania semble tourner à l'overdose. Englués dans leurs personnages imaginaires, les musiciens ne contrôlent plus rien. Ne se basant que sur les ventes, ils accordent une nouvelle fois leur confiance à Poncia pour l'album suivant auquel Criss ne participe pas. Paru l'année suivante, Unmasked (n°35 US) est à peine disque d'or. Musicalement noyé par les arrangements "branchés" de Poncia, le disque est alors la cible de la presse qui peut enfin se venger d'un groupe dont elle annonce prématurément la fin.
Peter Criss est congédié peu après et est remplacé par Eric Carr (Paul Caravello, au maquillage de renard) pour la tournée à venir. Après un unique concert aux USA, Kiss s'envole pour l'Europe où il se fait voler la vedette par sa première partie, Iron Maiden. Le quatuor se rend ensuite au Japon où il bat son propre reccord d'affluence puis en Australie où les plus grands stades affichent complets en quelques heures.
De retour au bercail, le groupe décide de se séparer de Bill Aucoin puis rappelle Bob Ezrin en vue du prochain album : un ambitieux concept album accompagné d'un film dans la lignée du "The Wall" de Pink Floyd produit par le même Ezrin. Mais les difficultés s'accumulent. Frehley, désireux d'un retour à un rock pur et dur, est dès le départ hostile et rentre à nouveau en conflit avec le producteur. Suite à des problèmes de script, la réalisation du film est abandonnée et quelques mois après la sortie de l'album, Neil Bogart, l'autre éminence grise du groupe, décède des suites d'une longue maladie.
Après un séjour prolongé en studio, "Music From The Elder" (n°75 US) voit le jour en 1981 et fait un bide complet. On dénonce son caractère prétentieux et les nouvelles experimentations qui ont vu Kiss passer de la musique de club aux orchestres à vent et à corde. Le groupe doit renoncer à partir en tournée pour éviter comme le dira Simmons un peu plus tard :" un putain de désastre".
Il est temps de revenir aux fondamentaux. Le groupe s'enferme en studio pour mettre en boîte des morceaux plus classiques qui figurent sur une nouvelle compilation sortie l'année suivante, "Killers". Peu après, Frehley est victime d'un grave accident de voiture et se retrouve immobilisé pendant plusieurs mois. Il en profite malheureusement pour ajouter à ses problèmes d'alcool le gôut des médicaments. Pour palier l'absence de son guitariste, Kiss engage plusieurs musiciens de remplacement pour l'album "Creatures Of The Night" (n°45 US) qui marque une nette modernisation et un retour vers le heavy metal. On sait aujourd'hui que ce nouveau son était en grande partie du à Vinnie Vincent, guitariste "fantôme" des enregistrements qui va bientôt éclipser Frehley. Bien qu'il figure sur la pochette, ce dernier annonce peu avant la tournée qu'il quitte le groupe
Aux USA, Kiss joue dans des salles loin d'être remplies, mais en Amérique du Sud sa gloire semble intact puisqu 'au stade Maracana de Rio, le groupe réunit 145000 spectateurs pour un show unique.
Stanley et Simmons font alors beaucoup parler en 1983 quand on apprend que le contrat qui les liait à Max Factor, leur sponsor maquillage, n'a pas été renouvelé.
Bas les masques
A ce moment, Stanley, Simmons, Carr et Vincent mettent la dernière main à leur nouvel album. Peu avant sa sortie, ils font sensation en apparaissant pour la première fois sans maquillage dans une émission spéciale sur MTV. "Lick It Up" (n°24 US) béneficie de ce gros coup de pub et devient le premier disque de platine du groupe depuis "Dynasty". Surtout, le groupe semble renaître musicalement en confirmant les impressions du précédent album et la tournée mondiale qui suit fait figure de reconquête.
Pourtant, la sauce ne prend pas entre Vinnie Vincent et les deux boss de Kiss qui refusent de le voir trop se mêler de la direction du groupe. Finalement, le guitariste est congédié et est remplacé par Mark St John. Pendant ce temps, Simmons s'adonne à une vieille passion : le cinéma. IL joue le rôle du méchant face à Tom Selleck dans "Runnaway", un film de science fiction de Michael Crichton. Il rejoint ensuite Stanley pour les besoins du nouvel album qui pour la première fois est intégralement produit par les deux leaders.
"Animalize" (n°19 US) dépasse les ventes de son prédecesseur, notamment grâce au single "Heaven s' On Fire". Il marque pourtant le début de la décadence discographique du groupe qui s'entoure de compositeurs extérieurs (Desmond Child) et souffre du manque d'investissement de Simmons (cinéma, production...). Stanley devient progressivement la figure de proue de ce Kiss nouveau grâce à sa plus grande versatilité et à ses compositions taillées pour le rock des années 80. De plus, l'adoption d'un look glamisant proche de celui de Ratt ou Dokken ancre Kiss dans une mode éphémère dont il avait pourtant été un précurseur.
Pour l'heure, le groupe entame une nouvelle tournée mondiale mais St John est atteint d'un syndrome paralysant et il doit être remplacé en catastrophe par Bruce Kulick, quatrième guitariste du groupe en trois ans.
En 1985, Kiss revient avec "Asylum" (n°20 US). Le groupe utilise à fond les nouvelles possibilités du video clip pour garantir sa présence sur MTV. La sratégie semble payante puisque lors de la tournée suivante, la popularité du quatuor atteint de nouveaux sommets et lui permet de renouer avec les shows à grand spectacle. La demande est telle que le groupe prolonge sa tournée américaine jusqu'à l'été 86, annulant au passage son apparition aux Monsters of Rock en Angleterre.
Stanley et Simmons jugent le moment opportun pour frapper un grand coup et talonner les Bon Jovi et autre gravures de mode qui squatent le haut du Billboard. Ils font donc appel au producteur Ron Nevison qui est au hard F.M ce que Poncia était au disco. Paru en 1987, "Crazy Nights" (n°18 US) est logiquement l'album le plus commercial du groupe depuis "Unmasked". La tournée suivante témoigne pourtant d'une certaine usure. Si en Angleterre ou au Japon, le quatuor fait toujours le plein, les USA semblent se lasser de ces anciens supers heros devenus trop rose bonbon. Kiss fait malgré tout un carton en seconde position des Monsters Of Rock de 1988 devant plus de 100000 spectateurs.
Malgré cela, la séparation semble proche. Simmons s'investit de moins en moins et Stanley entreprend même une tournée des clubs en solo. Avec l'épuisement proche du glam rock, Kiss devient la risée de la nouvelle génération qui pointe son nez. A quoi bon continuer ?
Une longue transition
Le groupe est pourtant bientôt de retour en studio pour mettre en boîte quelques inédits pour la nouvelle compilations "Smashes, Trashes And Hits". L'année suivante paraît " Hot In The Shade" (n°29 US) qui en dépit d'un premier single convaincant ("Rise To It") ne provoque que peu d'enthousiasme. Kiss hésite à se risquer dans une nouvelle tournée jusqu' aux premiers mois de 1990 quand la ballade " Forever" grimpe jusqu' à la 8ième place des charts américains. L'album est relancé par ce succès surprise et le quatuor honore finalement plus de 150 dates pendant l'année.
Toujours peu motivés, Stanley et Simmons enregistrent à tout hazard une reprise du " God Gave Rock n' Roll To You" d'Argent qui est un tube en Angleterre. Les 2 leaders se décident finalement à créer un album digne de ce nom et contactent Bob Ezrin. Le producteur accepte à une condition : se remettre sèrieusement au travail. Les grandes manoeuvres commencent mais Eric Carr tombe malade. Le batteur est atteint d'un cancer et décède fin 91. Après quelques temps d'hésitations, les 3 survivants décident de continuer et engagent Eric Singer. " Revenge" (n°6 US) voit le jour en 1992 et reçoit un accueil digne de sa qualité. Fini les disques fumeux et le mascara à la Motley Crue, "Revenge" est le meilleur album de Kiss depuis au moins 10 ans. La tournée qui suit peine pourtant à faire le plein et donne lieu à un " Alive III" (n°9 US) qui est très critiqué pour ses nombreuses retouches en studio.
Kiss a tout de même retrouvé sa crédibilité et commence à miser sèrieusement sur sa légende pour en imposer à la jeunesse de cette fin de siècle. Première étape: la réalisation du tribute album " Kiss My Ass" (n°20 US) où l'on retrouve notamment Lenny Kravitz, Anthrax ou Garth Brooks. Le disque est un des plus grands succès du genre et est l'occasion d'une cohorte de témoignages de fans de longues dates comme Dimebag Darell de Pantera. Le quatuor se retrouve peu après en tête d'affiche de la tournée sud américaine des Monsters Of Rock de 1994 puis joue en Australie et au Japon.
Parallèlement, le groupe fête ses 20 ans d'existence et crée les Kiss Conventions, sorte de musée itinérant où l'on retrouve une collection de tous les produits dérivés des années 70, instruments des musiciens... On y assiste également aux concerts de groupes sosies maquillés et déguisés comme Kiss mais aussi à des prestations unplugged du vrai Kiss. Malgré un prix d'entrée exorbitant (500 $), la formule cartonne à travers les USA. Point d'orgue, Peter Criss daigne apparaître sur scène avec ses anciens collègues lors d'un des concerts. Un murmure commence alors à monter dans la presse américaine. Et si Frehley en faisait de même ? Un fort courant de nostalgie envers l'ancien line up se développe au même moment, tant de la part des vieux fans que de la nouvelle génération qui rêve de voir en vrai le rock n'roll circus dont on persiste à faire la commémoration. Cependant, Stanley et Simmons sont alors en train de parachever un nouvel album studio, "Carnival Of Souls" avec Kulick et Singer. Les premiers échos des quelques critiques rock privilégiés à l'avoir entendu sont très favorables, mais sa sortie est mystèrieusement repoussée. Peut être pas si mystèrieusement que çà.
Cirque, Rock et Business
1996 pointe son nez et Kiss annonce qu'il va se plier au rituel du MTV Unplugged. Rien d'illogique à celà vu l'enthousiasme sucité par les récents concerts accoustiques du quatuor lors des conventions. Comme par hazard, Frehley et Criss sont conviés pour les derniers morceaux lors de retrouvailles qui sentent bon la mise en scène.
"MTV Unplugged" (n° 15 US) sort au début de l'Eté. Il ne provoque pas de véritable raz de marée, tout le monde étant déjà tourné vers la suite, l'annonce hypothétique de la reformation du line up original avec maquillages, costumes... Officiellement, Kiss s'apprête toujours à sortir son nouvel album studio et la paire Stanley/Simmons profite de l'interêt médiatique pour promouvoir un luxueux ouvrage sur le groupe, "Kisstory" de plus de 1000 pages et réservés aux fans les plus fortunés.
Le supense prend fin lors d'une conference de presse pour laquelle Kiss a réservé en toute simplicité un porte avion de l' US Navy. Stanley, Simmons, Frehley et Criss apparaissent maquillés dans les costumes de la tournée de 1977 et annoncent une gigantesque tournée américaine qui doit dépasser en spectacle tout ce qui a déjà éré fait. Rapidement, les chiffres donnent le tourni. Tout les billets de ce "Reunion Tour" partent en quelques jours ( 27 minutes pour les 47 000 places du premier show au Tiger Stadium de Détroit). On parle d'un cachet de plusieurs millions de dollars pour chaque musicien.
En quelques mois, la tournée devient la plus lucrative de l'année et ne tarde pas à se transformer en tournée mondiale. Kulick jette l'éponge et annonce qu'il ne compte pas attendre un éventuel retour de ses deux ex-patrons. Cette reformation qui devait d'abord n'être que provisoire s'avère au final sembler définitive. "Carnival Of Souls: The Final Sessions" (n° 27 US) sort finalement en 1997 en tant qu'album semi officiel dans le simple but de rentabiliser les frais de l'enregistrement.
A la fin de la tournée, le Kiss original retourne en studio pour la première foid depuis 1979. "Psycho Circus" (n° 3 US) apparaît en 1998 et il est clair que la musique n'est plus la préoccupation principale. Kiss est redevenu ce qu'il était à la fin des années 70: une formidable machine à capter les dollars via un merchandising intensif .
Les tournées qui s'ensuivent sont phénoménalement lucratives, mais les ranc½urs rejaillissent vite et quatre ans plus tard, le groupe se sépare à nouveau après de délicates procédures judiciaires.
A compter de 2004 et à ce jour, Peter et Ace sont remplacés par Eric Singer (à nouveau) et Tommy Thayer, qui revêtent leurs panoplies respectives (du fait du rachat des droits sur leurs maquillages respectifs lors du contrat réunissant les quatre membres originaux pour le wordl wide tour psycho circus, par G.Simmons et P.Stanley).
Les raisons de la séparation de 2000-2002 [modifier]
C'est dans les années 2000, 2001 et début 2002 que Kiss fait la tournée Farewell Tour, qui en français veut dire Tournée D'adieu. Donc logiquement la dernière. Mais il fallait bien comprendre la dernière tournée du line-up original reformé en 1996.
Membres
De 1972 à 1980 :
Paul Stanley : guitariste rythmique et chanteur
Gene Simmons : bassiste et chanteur ( leader du groupe )
Peter Criss : batteur et chanteur
Ace Frehley : guitariste soliste et chanteur
puis
Eric Carr remplace Peter Criss en 1980.
Vinnie Vincent remplace Ace Frehley en 1983.
Mark St.John remplace Vinnie Vincent en 1984.
Bruce Kullick remplace Mark St.John en 1985.
Eric Carr décède d'une tumeur au c½ur le 24 novembre 1991.
Eric Singer remplace Eric Carr en 1991.
Peter Criss remplace Eric Singer en 1996
Ace Frehley remplace Bruce Kulick en 1996
Eric Singer remplace Peter Criss en 2003
Tommy Thayer devient le nouveau guitariste de Kiss en 2003.
Peter Criss a réintégré le groupe à la veille d'une tournée australienne qui fut l'occasion de la sortie de "the kiss symphony" ou "alive 4" avec comme le nom l'indique, un orchestre symphonique, en 2003, mais quitta le groupe pour des problèmes de crampes aux bras l'empechant de jouer trop longtemps.
Anecdotes
Peter Criss, le premier batteur du groupe, vient d'annoncer qu'il s'apprête à sortir 3 albums solo (dans un temps différent), tandis que Ace est récemment passé à la télévision pour une partie de poker entre stars du rock.
Ace Frehley est considéré comme l'un des meilleurs guitaristes au monde par certains classements.
Paul Stanley a fait une pause, pour entretenir sa carrière solo avec l'album Live To Win, dont le titre est en rapport avec sa vie.
Comme vous avez certainement pu le remarquer, Kiss a clôturé les jeux olympiques d'hiver de 2002.
Ace a eu un accident de voiture après avoir consommé une trop grande quantité d'alcool.
Il existe deux groupes de nains qui rendent hommages à KISS : Mini-Kiss et Tiny-Kiss.
Ace a dit que Thommy Thayer est le meilleur remplacant que le groupe aurait pu trouver
Ace a aussi annoncé qu'il prépare activement un nouvel album, il est particulièrement sobre, et est en pleine forme.
Filmographie
En 1978,le groupe tourne "Kiss contre les fantômes" (Kiss meets the phantom of the park), un navet plutôt destiné aux enfants. Le succès de ce film est très relatif...
Gene Simmons tourna un film fantastique en 1984 "Runaway" dans lequel il jouait bien évidemment le "méchant" avec Tom Selleck (le célèbre Magnum) réalisé par Michael Crichton (Jurassic Park, WestWorld (MondWest), Sphère...) d'après son livre. En 1986, il figurait également à l'affiche du film policier de Gary Sherman "Mort ou Vif" (Wanted dead or alive) avec Rutger Hauer. Il a aussi tourné dans le nanar d'action "Stargrove et Danja" où il passe son temps a cabotiner. Gene Simmons fait aussi une apparition dans l'épisode de la saison 2 de Miami Vice, intitulé the prodigal son.
Kiss apparaît en concert dans la troisième saison de la série Millennium (1998) dans l'épisode "treize ans plus tard" (Thirteen years later) qui relate la traque d'un tueur en série par l'enquêteur Frank Black.
Kiss Psycho Circus et Kiss Pinball sont des jeux les mettant en scène.
En 1998, Eric Singer enregistre avec la marque de percussion Pearl, une video encore fournie avec les sets de batterie de la firme en guise de mode d'emploi. Dans cette video, on peut voir un de ses solo sur scène, et un autre fait pour la video, Singer donne des conseils pour les débutants et présente les différents produits de la marque.
En 1999 sort un long métrage "Detroit Rock City", du nom de la chanson de Kiss, racontant les tribulations de quatre adolescents dans les années 70 recherchant des places pour le concert de Kiss. Le groupe fait une apparition à la fin du film en interprétant la chanson titre. Cette séquence est également un résumé de la mise en scène des concerts de l'époque.
Kiss a fait l'objet d'une publicité Coca-Cola, mais avec les membres d'un autre groupe, plus jeunes. Cette publicité retrace leurs débuts en 1973, avec une touche de fantaisie, comme quoi Coca-Cola, la célèbre marque de boissons, aurait joué un rôle très important dans leur réussite! Cette publicité avait comme musique un remix de "I Was Made For Loving You", un de leur plus grand succès d'avant 1980.
Kiss Symphony est le DVD du concert du même nom (2003)
Rock The Nation est le DVD du concert du même nom (2004)
Kissology est une série de DVD's qui résume toute l'histoire de Kiss, le premier volume est sortit il va de 1973 à 1977. (2006)
Kiss a inspiré de nombreux artistes, notamment Lenny Kravitz, Garth Brooks ou X Japan, ainsi que certains groupes de black-metal, en ce qui concerne le maquillage.
Discographie
Kiss (1974)
Hotter than hell (1974)
Dressed to kill (1975)
Alive! (double live) (1975)
Destroyer (1976)
Rock 'n' roll over (1976)
Love gun (1977)
Alive II (double album, 3 faces live et 1 inédite) (1977)
Double platinum (double best of) (1978)
Ace Frehley (album solo) (1978)
Gene Simmons (album solo) (1978)
Paul Stanley (album solo) (1978)
Peter Criss (album solo) (1978)
Dynasty (1979)
The best of (Best of des albums solos) (1980)
Unmasked (1980)
(Music From) The Elder (1981)
Killers (Best of, 4 titres inédits) (1982)
Creatures Of The night (1982)
Lick It Up (1983)
Animalize (1984)
Asylum (1985)
Crazy nights (1987)
Smashes, trashes & hits (best of, quelques titres inédits) (1988)
Hot In The shade (1989)
Revenge (1992)
Alive III ( album live) (1993)
Kiss My ass (album hommage à KISS par plusieurs musiciens de différents styles musicaux) (1994)
Unplugged (live acoustique) (1996)
You wanted The best (Best of des 2 premiers live avec 3 inédits et 1 interview) (1996)
Greatest Kiss (1996)
Carnival Of souls (1997)
Psycho circus (1998)
The very best of Kiss (2002)
Alive IV (double live avec le Melbourne Symphonic Orchestra) (2003)
Alive! 1975-2000 (Coffret 4 albums live dont 1 inédit "Millennium Concert" -Vancouver 1999/2000-) (2006)
Live to Win Paul Stanley ( album solo ) (2006)